Quelles démarches pour vendre mon terrain ?

Vendre un terrain immobilier est une opération engageante. Il s’agit de respecter un certain nombre de formalités et de réglementation afin que la transaction entre vous et le futur acquéreur se passe dans les meilleures conditions. Mais la mise en œuvre d’un certain nombre de procédés entraine des coûts pour le vendeur. Détail de ces différents coûts qui bien souvent doivent être pris en considération comme des investissements plutôt que des charges véritables.

Vendre mon terrain, combien cela va me couter ?

Lorsque vous vendez un terrain, les coûts peuvent être importants car ils sont très divers. Ils vont des formalités administratives, à l’analyse des sols en passant par les travaux d’amélioration de votre terrain ou l’entretien de celui-ci pour favoriser la vente.

Ainsi, avant la vente, le futur vendeur pourra voir le montant de sa facture monter avec notamment les frais de viabilisation qui pourront inclure le raccordement à l’eau, au réseau électrique, au gaz en passant par le réseau internet ou téléphonie. Ces coûts avant la vente peuvent être appréhendés comme des investissements pour tirer le prix de votre terrain vers le haut et / ou pour le vendre plus rapidement.

D’autres opérations comme le bornage de votre terrain par un expert géomètre sont aussi des coûts à prendre en compte. Tout comme les frais pour faire estimer le terrain ou encore publier une annonce sur les plateformes le cas échéant. Si vous souhaitez morceler votre terrain en plusieurs parcelles, il y aura la aussi des frais à prendre en considération. Pour vendre, il vous faudra aussi fournir des documents comme l’attestation de non-pollution des sols. Il vous en coutera une cinquantaine d’euros pour l’obtention du document.

En revanche, les coûts comme le droit d’enregistrement du bien sont à la charge de l’acquéreur du terrain. Ils sont de 10 % du montant du bien en Flandre et de 12,5 % en région bruxelloise ou en Wallonie.

Vente d’un terrain : est ce que certains frais sont évitables ?

Si vous décidez de vendre votre bien via un intermédiaire, il y a des coûts comme les commissions de l’agent immobilier. Dans tous les cas, les honoraires du notaire sont quant à eux inévitables. Vendre son bien soi-même, directement à un particulier ou à une société comme un promoteur ou un constructeur permet de s’affranchir de ces coûts.

Les frais sont également très fluctuants en fonction de votre terrain. Si vous faites appel à un bureau d’études pour la vente de votre terrain, la tarification ne sera pas la même selon la superficie de la parcelle que vous vendez.

Bon à savoir : Si vous vendez votre bien via un promoteur ou un constructeur immobilier, c’est bien souvent l’entreprise qui mandatera un bureau d’études. Pour vous, cela représente des frais en moins !

Le respect du cadre juridique urbanistique pour vendre son terrain 

Bien souvent, on pense l’urbanisme uniquement sous l’angle d’un projet de construction. Mais le respect des règles d’urbanisme s’applique aussi sur un terrain à bâtir, en amont de la demande du permis de construire. Pour favoriser la vente de votre terrain, vous pouvez par exemple demander un certificat d’urbanisme qui donnera un aperçu de ce qu’il est possible d’entreprendre sur votre terrain. Pour le futur acquéreur, à fortiori si c’est un particulier, c’est une façon simple de pouvoir se projeter sur le terrain qu’il s’apprête à acheter.

Pour le futur acheteur, il s’agira de se conformer aux prescriptions urbanistiques qui varient à la fois entre les régions et parfois même au sein d’un même lotissement. Ces prescriptions encadrent et règlementent notamment le type de bardage de la future maison à implanter. 

A l’achat, l’acquéreur pourra demander un permis de lotir, un permis d’urbanisme ou un permis de construction en fonction de son projet et des possibilités que laissent entrevoir son terrain.